Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 10:49

6232469318_2def9fae41.jpg    Deux poèmes d'une autre veine aujourd'hui.

   Le premier est une villanelle, poème à forme fixe d'origine italienne et très en vogue au XVIè siècle, surtout prisée pour exprimer des sentiments amoureux ou d'aimables frivolités. Celle qui suit, dont le titre est un lamentable et inexcusable jeu de mots, se veut un hommage à l'éternel féminin.

 

LA VILLE EN ELLE

 

Elle porte la ville en elle,

Juchée sur ses hauts escarpins,

L'ombre de la femme éternelle !

 

Dans la flamme de ses prunelles,

Dans ses riches frou-frous urbains,

Elle porte la ville en elle.

 

Elle est postée en sentinelle

Entre bourgeoises et tapins,

L'ombre de la femme éternelle !

 

Par les boulevards, les venelles,

En dentelle et dessous rupins,

Elle porte la ville en elle.

 

Timide, prude ou péronnelle,

Elle a des airs de chérubin

L'ombre de la femme éternelle !

 

Je chanterai ma ritournelle,

Je lui servirai de larbin ;

Elle porte la ville en elle,

L'ombre de la femme éternelle !

 

(Meyrargues, le 23 janvier 2012)

 

    Le second texte est un exercice poétique inspiré par la vision l'autre matin depuis la fenêtre de mon bureau, du champ qui s'étend derrière ma maison. Il y avait un peu de brouillard qui planait au-dessus de ce champ et dont l'épaisseur n'atteignait pas la hauteur de mon étage. Il se dégageait de ce spectacle une ambiance très étrange.

 

LE CHAMP DERRIERE CHEZ MOI...

 

Dans le champ derrière chez moi

Ne poussent que des herbes folles

Et des cailloux en farandole.

 

La lisière d'un petit bois

Cache une pimpante bastide

Entre la route et le canal.

 

Tout au fond coule le Réal

Qui promène son cours timide

Sous l'oeil attendri des pêcheurs.

 

De ce champ de terre et de friche

Un jour je surpris une biche

Venue savourer sa fraîcheur ;

 

Parfois un héron s'y repose

Avant de reprendre son vol

De gracieux avion au long col...

 

On y voit de drôles de choses

Flotter dans le matin brumeux,

Et des lumières fantastiques.

 

Des silhouettes fantomatiques

Vont sous le couvert cotonneux

Et s'estompent comme des ombres...

 

Dieu-sait parfois ce que je vois

Dans le champ derrière chez moi,

Tapi dans l'herbe et la pénombre !

 

(Peyrolles-en-Provence, le 24 janvier 2012)

Par Vieux Loup
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés