Jeudi 22 mai 2008
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De retour d'une très belle randonnée dans les Calanques, la tonalité des textes que je vous invite à partager change quelque peu. Je suis aussi
capable d'un bel optimisme !
SURSUM CORDA !
Le soleil éclatant qui brûle nos collines
Brille aussi dans mon coeur d'une clarté câline,
Il darde ses rayons comme des javelines
Eclairant mon chemin de splendeurs cristallines.
Le ciel céruléen déploie son étendard
Que je suis sur des voies d'ombres et de hasard ;
Je bois dans chaque instant un délicieux nectar
Et m'emportent les jours comme un air de guitare...
Le vent léger du soir berce le temps qui passe
Dans le foisonnement des instants qui s'effacent,
Envolés pour toujours et sans laisser de traces,
Hormis les souvenirs que les rêves pourchassent.
Lorsque survient la nuit, sur un croissant de lune
De douces illusions s'allument une à une
Où chaque étoile montre un chemin de fortune,
Et je m'en vais au gré d'errances opportunes .
Quand l'aurore à nouveau se lève sur ma route
Je nargue d'un regard mes craintes et mes doutes
Et j'avance confiant vers d'ultimes redoutes
Balayant les regrets qui s'enfuient en déroute !
(Peyrolles-en-Provence, le 29 mai 2005)
Poème extrait du "Sentier des Cantilènes".
Et pour confirmer cet état d'esprit, voici un poème guilleret,
extrait d'un recueil actuellement en cours de rédaction que je compte intituler "La marmite du Diable" car il comportera essentiellement des textes espiègles, certains mêmes assez libertins.
Celui-ci est le plus sage de tous : il faut commencer doucement !
BALLADE PRINTANIERE
Lorsque sortent les primevères,
Quand fleurit le muguet joli,
Lorsque l'on immole l'hiver
Et qu'enfin on l'ensevelit
Pour danser avec Lucifer
Sous une pluie de confettis,
Au bord des rêves entrouverts
Le printemps souffle des folies.
Quand sur les cheveux des bergères
Chantent le soleil et la pluie,
Quand les papillons éphémères
S'envolent au vent de l'oubli
Et que les animaux s'affairent
Dans d'étranges charivaris,
Quand le Paradis joue l'Enfer,
Le printemps souffle des folies.
Lorsque rougissent les commères
En écoutant le vent coulis
Gémir dans leurs jupes sévères,
Lorsque des regards attendris
S'échangent sous les réverbères,
Quand sur l'herbe des prés fleuris
Chavirent de douces chimères,
Le printemps souffle des folies.
Belles, sous vos robes légères
Glissent des regards étourdis,
Et dans bien des âmes austères
Le printemps souffle des folies !
(Peyrolles, le 6 avril 2006 ; une ballade est bâtie sur 3 strophes ayant les mêmes rimes et dont le nombre de vers est égal au nombre de pieds (ici, 8 vers de 8 pieds). Elle doit se
terminer par une demi-strophe qu'on appelle "l'envoi" et qui commence, en principe, par une interpellation. Enfin, chaque strophe s'achève par un vers-refrain)
"La Marmite du Diable",
Poème inédit.
Enfin, je ne peux résister au plaisir de vous en redonner un autre, extrait de la même "marmite", et inspiré par une mésaventure survenue à une collègue de travail
que j'avais beaucoup "chambrée" à cette occasion !
Attention : ce texte suggestif est réservé à un public adulte !
C'EST MON PETIT DOIGT QUI ME L'A DIT...
Je me suis coincé le petit doigt
Et ne peux plus jouer du piano,
Comment faire, pauvre de moi,
Pour accompagner la soprano ?
J'ai l'oeil en accent circonflexe
Lorsque je songe à mon malheur,
Mais grâce à Dieu j'ai le bonheur
De me servir encor du majeur,
De me servir encor de l'index !
Ce petit doigt me fait bien souffrir,
Je ne puis coudre ni repasser,
Je vais m'ennuyer à mourir
A guetter ainsi le temps passer,
Et me voilà soudain perplexe
Sur mon clavier d'ordinateur,
Mais je trouve bien du bonheur
Grâce à mon index et mon majeur,
Grâce à mon majeur et mon index !
Mon petit doigt ne sert plus à rien,
Je ne suis plus habile à grand chose
Et il me fait un mal de chien :
De gros effets pour petite cause !
Toute tâche devient complexe
Mais je retrouve de l'ardeur
En me servant avec bonheur
De mon index et de mon majeur,
De mon majeur et de mon index !
C'est mon petit doigt qui me l'a dit :
"Laisse un peu aux autres le turbin,
N'en fais pas une maladie
Et fais donc travailler les copains !
Je ne crois guère que se vexent
Annulaire et pouce d'ailleurs,
Si tu éprouves du bonheur
En te servant bien de ton majeur,
En te servant bien de ton index !
(Peyrolles-en-Provence, le 31 mai 2006...et bien entendu, honni soit qui mal y
pense!)
"La Marmite du Diable", poème inédit
Par Vieux Loup
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