Samedi 17 mai 2008
6
17
/05
/Mai
/2008
15:17
Le mois de mai n'est pas forcément chez moi synonyme de mélancolie ou de nostalgie révolutionnaire ! Il est parfois associé à d'excellents souvenirs, comme
celui de très agréables randonnées à travers les Cinque Terre, en Italie...
LE GOLFE DES POETES
Entre les citronniers
Et les petits jardins
Soignés
Serpente le chemin.
Des maisons bien cachées,
Sur de raides côteaux
Nichées,
Regardent les bateaux.
Et les voiles graciles
Passent comme des rêves
Fragiles
Dans le soir qui s'achève.
L'or du couchant effleure
Les criques minuscules,
Et pleure
Le chant du crépuscule...
Les hameaux des Cinq Terres
Ecoutent doucement
Se taire
Les derniers bruissements.
Et je vois dans les yeux
Des copains scintiller,
Joyeux,
L'éclat de l'amitié.
Mon âme vagabonde
Entre les citronniers
Et l'onde
Tout au long du sentier...
Et les heures s'écoulent
Tandis qu'au loin halète
La houle
Du Golfe des Poètes...
(Lévanto, Italie, le 7 mai 2005 ; écrit après une journée de randonnée, seul sous ma tente, dans un moment de grande paix intérieure. Le "Golfe des Poètes" est exactement celui de La
Spezia)
Poème extrait du recueil "Alchimies". Ed. La Société des Ecrivains, Paris.
Et comme nous sommes le 17 mai, voici un poème écrit il y a exactement trois ans jour pour jour, où s'exprime, peu après mon retour des Cinque Terre, mon
insatiable soif de vivre...
COURSE-POURSUITE
Le long des chemins de traverse
Je m'en vais où le vent me berce,
Par-dessus l'aile de la nuit
Au-devant du temps qui s'enfuit ;
Et mes errances vagabondes
M'emmènent à travers le monde
Là où mon rêve me conduit,
Au-devant du temps qui s'enfuit.
J'emporte avec moi la jeunesse
Qui est ma seule vraie richesse,
Et quand la peine me poursuit,
Au-devant du temps je m'enfuis...
(Peyrolles-en-Provence, 17 mai 2005)
Poème extrait du recueil "Alchimies")
1